Les plessis du Moyen-Age #1 – Les plantes atténuant les maux de la vieillesse

——— Le saviez-vous ? ———
Ben moi, je l’ignorais
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Comme de nombreux châteaux, le Plessis-Bourré près d’Angers présente à ses visiteurs un jardin médiéval. Les parterres sont entourés d’un plessis, un entrelacs de bois souples ou de branches sèches dont la technique s’apparente à la vannerie. Cela servait à délimiter les parterres, les plates-bandes, les chemins, les cultures, etc. Le terme fut également appliqué aux demeures seigneuriales délimitées par une palissade : une plesse. C’est ainsi que le Château de Jean Bourré, le Grand Argentier de Louis XI, pris le nom de Plessis-Bourré.

En quête de jeunesse éternelle, les contemporains de Jean Bourré, utilisaient un certain nombre de plantes pour atténuer les maux de la vieillesse : 

– Lavande (lavandula angustifolia) : bouillie dans de l’eau avec du vin et du miel, elle préserve les facultés intellectuelles.
– Herbe aux goutteux (aegopodium podagraria) : appliquée en cataplasme, elle soulage la goutte désignant au Moyen-Age toutes douleurs rhumatismales.
– Mélisse (melissa officinalis) : en emplâtre, elle fait disparaître spécifiquement les douleurs de l’arthrose.
– Pivoine (paeonia officinalis) : la poudre de sa racine cuite avec du castoréum (extrait de la glande à musc du castor) guérit de la paralysie.
– Pissenlit (taraxacum officinalis) : si on en mange souvent, il fait disparaître nombre nombre de troubles de la vue.
– Absinthe (artemesia absinthium) : utile remède contre la « parole perdue » et la surdité, elle stimule également l’appétit.
– Molène (verbascum thapsus) : le suc apaisant du Bouillon-Blanc était réputé soigner les ulcères.
– Consoude (symphytum officinalis) : comme son nom l’indique, elle a la faculté de consolider les os après une fracture. On utilise rhizome et feuilles du fait de ses vertus cicatrisantes.
–  Giroflée jaune (cheirantus cheiri) : on obtient avec la plante une fois macérée dans du vin, un breuvage tonicardiaque.
– Lierre terrestre (glechoma hederadea) : les femmes sont soulagées de leurs douleurs grâce au tiges de la « couronne-de-terre » portées en ceinture.
– Coudrier (coryllus avellana) : les fruits du noisetier sauvage, aux vertus dépuratives, soignaient la maladie de la pierre ou « gravelle » (calculs).

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